La politique du sport est très bien expliquée par MM. SANCHEZ et ACENSI.

Marc SANCHEZ, maire de Lavelanet (Ariège), président de l’Association nationale des élus en charge du sport (Andes) :

« Une ville sportive rend le sport accessible à toute sa population. Elle est porteuse de nombreuses valeurs en lien avec l’éducation, l’aménagement du territoire grâce aux équipements qu’elle propose ou la santé. Le sport comme vecteur de santé est un axe fort pour les habitants bien sûr et plus largement pour afficher le dynamisme d’une ville. C’est aussi un élément majeur du lien social, à travers le réseau associatif et le bénévolat pour accompagner les jeunes. Que ces derniers aillent ou non vers le haut niveau. Mais à la base, il faut toujours une volonté politique pour promouvoir le sport et donner l’impulsion ».

 

Jean-Philippe ACENSI, fondateur et délégué général de l’Agence pour l’éducation par le sport (Apels) :

« Une ville sportive en 2016, c’est une ville qui est ouverte sur les besoins des personnes (éducation, insertion, vivre ensemble…) plus que sur les résultats sportifs de ses clubs qui ne sont pas une fin en soi. Demain, les villes redonneront du sens à leur projet d’éducation par le sport à travers de nouvelles valeurs qui doivent redevenir la finalité de la politique publique dans laquelle se fonde le projet sportif. La diversité par l’accueil de tous, le lien social par l’écoute de l’autre, la construction personnelle par le défi sportif quel qu’il soit, s’opposer sans se massacrer pour une compétition joyeuse. Voilà les quatre valeurs nouvelles de la charte de l’éducation par le sport mise en place par le réseau de l’Apels. De nombreux services des sports seront rebaptisés services d’éducation par le sport », de nouvelles formes de travail collaboratif seront mises en place et décloisonneront les sphères sportives, éducatives, sociales… Le fonctionnement pyramidal, fédéral, a vécu. Il laissera la place à l’énergie locale. »

Villers-sur-Mer dispose d’infrastructures sportives d’un très bon niveau, qui avec quelques aménagements pourraient devenir des installations de tout premier plan.

Avons-nous, dès lors, la politique sportive adéquate et conforme avec ce que nos installations pourraient nous permettre ?

L’âge moyen de notre population nous permet-elle d’avoir d’autres ambitions que celles que la ville a déjà pour ses différents clubs sportifs ?